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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 13:17

Fred et Camille, les 2 nouveaux skippers d'Apache viennent de partir à leur tour pour un nouveau tour de l'Atlantique. N'hésitez pas à suivre leurs aventures et leur envoyer vos messages de soutien sur leur blog:

http://letourdefredetcam.over-blog.com/

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 20:32

 

Terminé l’hivernage, l’équipage d’Apache Karen et Gwénaël profite d’un beau week end pour reprendre la mer d’une manière nouvelle : la régate ! Voici presque 6 mois que nous travaillons, la mer et les milles nous manquent et c’est une régate organisée par le club du Crouesty, le YCCA qui nous motive à affronter le froid et sortir nos plus belles voiles.

DS42331

Le week end commence tôt le samedi, nous devons sortir le Golfe avant 7h ! Réveil matinal à 5h30 pour départ 6h de Kerners de nuit. Arrivé au Crouesty, il faut alors plonger pour frotter la coque : des laminaires et toutes sortes d’algues l’ont envahie pendant l’hiver. La Baignade n’est pas aussi plaisant que sous les tropiques mais après une heure dans l’eau, la coque est déjà plus présentable. A 12h, nous nous inscrivons et prenons nos licences journées, puis vient le briefing où nous découvrons les règles et le parcours : pas facile d’assimiler tout cela. Heureusement, le vent est annoncé à force 2 à 3. Nous voici donc embarqué dans la course du tour de la petite vieille : parcours de 6 ou 7 milles contournant la bouée cardinale « Chimère » puis la « Sud Méhaban ». Tout ce passe pour le mieux mais nos voiles ne sont pas tout à fait ajustées, nos manœuvres un peu longues et le bateau est un peu chargé. Enfin, nous finissons 12ème sur 17 bateaux après les 2 parcours ce qui suffit à nous rendre heureux, pour une première!

Derniere-boue.JPG

Bord de près serré à remonter au vent

Apache sous spi

Bord vent arrière avec notre grand spi

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Départ de notre course : Apache ferme déjà la marche !

1er top départ, nous franchissons les bouées bon dernier ! Nous avons joué la prudence de peur d’une collision avec les autres bateau, et il faut reconnaitre qu'on ne sait pas bien à quel "top" il faut partir! Les J80 remontent vite au vent et sitôt les bouées franchies, les spis sont gonflés et tenus jusqu’au franchissement suivante ! Nous sommes impressionnés par la technicité des équipages, chacun est à son poste et tout est optimisé. Nous sommes bien des débutants et la régate n’a rien à voir avec la navigation hauturière. Enfin, nous ne sommes pas si ridicule car bien que présent dans le peloton de queue, nous ne sommes pas totalement décrochés, ce qui est déjà une satisfaction.

 _DS42445.JPG

1 ris dans la grand voile avec notre solent tout neuf à l'avant, Apache est bien équilibré

1, 2, puis 3 courses entre les bouées s’enchaînent. A bord d’Apache, nous sommes 100% du temps à la manœuvre, petits virement de bord, préparation du spi lourd, puis envoi du spi... A peine 2 minutes à en profiter qu’il faut déjà l’affaler et tout repréparer ! Et quel stress, les voiliers viennent de partout car quelques minutes après nous, un autre départ est lancé. Bref, après 5 h d’effort, sans manger ni boire, nous jetons l’éponge et abandonnons la 4ème manche ! Mes mains me brûlent et sont pleines d’ampoules. Nous sommes le seul équipage à n'être que 2 à bords. Nous rentrons au Crouesty puis finissons notre week-end en partageant nos impressions avec les autres équipages. C’est une excellente expérience et nous sommes agréablement surpris par convivialité entre les équipages. Merci aux organisateurs, il va falloir remettre cela !

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 16:22

Retrouvez Apache dans la revue "Bateaux" du mois de janvier 2012, un bel article sur Cuba vous y attend!

Bonne année de la part de l'équipage d'Apache!

APAChe pagE 1 (1)

 

apachE pagE 2

Bateaux (apache page 3)

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 18:54

La boucle est bien « bouclée » et nos têtes sont pleines d’images et de souvenirs merveilleux. Ah … les tropiques, l’alizé, les cayes désertes, le soleil et la chaleur, les Antillais, Cubains, Guatemaltèques ...  toute cette aventure semble si loin depuis qu’Apache a retrouvé le port de Kerners et que nous avons repris la vie active. C’est avec nostalgie que l’on en reparle :

 

Espagne

Ares, premier port face à la Corogne où notre ancre s'est posée pour la première fois après 2.5 jours de mer

 

Apache sous voile

Le Cap Vert, premier pays "exotique", son peuple joyeux et sa musique omniprésents dans les rues donne l'ambiance. Quant à la marina de Mindelo, c'est un lieu idéal de rencontres entre navigateurs se lançant dans la traversée de l'Atlantique.

 

guadeloupe loren 101

L'arrivée aux Saintes au coucher de soleil

 

hondu 071

 La caye de Cocoruma au large du Honduras

 

hondu 044

La caye de Vivorillo - Honduras -

 

guatemala 097 

Le Rio Dulce au Guatemala. La marina de Gilbert DUPRE est le lieu idéal pour laisser son bateau, visiter l'Amérique Centrale et rencontrer ses compatriotes.

 

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Le Belize, ses centaines de cayes inhabitées, la plus grand barrière de corail de l'hémisphère nord permet de belles navigations bien à l'abri de la houle.

 

 

cayo-cuba-031.jpg

Cayo Campo et ses 2 gardiens isolés au large de la côtes sud de Cuba

 

Caye cuba

La navigation à vue dans la barrière de corail cubaine

 

Bahamas 010

Les Bahamas et ses eaux turquoises

 

sao jorge 011

Les Açores, dernière étape avant le retour sur notre bon vieux continent

 

En quelques chiffres, c'est :

- 13395 milles d'aventures sur l'Atlantique et les Caraïbes

- 96 jours de navigation

- 5.8 noeuds de vitesse moyenne

- 10.5 mois de vie sur un voilier de 8.5 m, entre le 10 Octobre 2010 et le 23 aout 2011.

 

Dans ce voyage, les rencontres ont été exceptionnelles et la vie s'écoulait sans obligation, notre seule contrainte étant d'assurer la sécurité du bateau, robuste comme un roc quand il est bien mené mais si petit face aux éléments. Quant aux découvertes faites : îles, faune, flore, pysages sous-marins, hommes et cultures, nous avons toujours été surpris de voir tant notre monde est varié. Bref, un voilier, c'est vraiment un bel outil pour voyager !

Tour-Atlantique-Apache.jpg

Apache est maintenant à vendre et est prêt pour un nouveau départ, de nouvelles ballades ou tout simplement des petites navigations cotières et régates. N'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations.

Inventaire Apache 2012

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 10:11

           2 mois de terre plein à Concarneau, Apache a retrouvé sa garde robe et ses voiles, mettant fin a cette belle aventure ! Retournons sur ces 2 mois de travaux tumultueux.

 dematage2.jpg

Amurre-GV-pris-sur-poulie-de-pied-de-mat.jpg

 

 

 

Dématage au large de l'Irlande et retour vers la fin avec un mat de Dart 16 donné par le club nautique de Galway (Irlande)

 

 

 

 

 

 

 

 

D’abord, il y a la question de l’assurance : nous étions heureusement assurés tous risques mais notre contrat contient tellement de clauses. Entre autres, il y a la période de navigation : toute traversée de l’atlantique entre le 1 juillet et le 31 octobre indique que la franchise est de 5% de la valeur du voilier, soit 4500€. C’est ce qui avait été retenu en Irlande lors du passage de l’expert.

 

Cependant, nous sommes rentrés en France sous gréement de fortune et un nouvel expert a été nommé. Il analyse l’ensemble des dégâts, je dois lui transmettre les devis pour remettre Apache à l’identique et lui envoyer les factures des matériels endommagés :

 

-         Mat et gréement

-         Voiles

-         Afficheur de pied de mat NKE

-         Compte tour moteur

 

 

Heureusement, nous avions bien archivé ces éléments. Quelques semaines plus tard, l’expert nous envoie son rapport.

 

Notre assureur ALLIANZ, par l'intermédiaire de notre courtier Alain Leboisne Assurances nous valide les réparations. Le bilan est correct : nous avons 700€ de franchise et un peu plus de 2700€ liés à la vétusté sur un sinistre d’environ 13000€.

 

A présent, il ne reste plus qu’à passer les commandes et enfiler le bleu de travail pour réaliser les travaux !

 

Ponçage, antifouling, électricité pour changement du booster, du capteur d’angle NKE, des enceintes, changement de compteur Volvo, changement du speedomètre NKE, changement des filières, changement des joints spi d’arbre de pompe à eau … La liste est longue mais après un an sans soucis, il fallait bien s’y coller un jour !

 

  

Un mois et demi plus tard, notre nouveau mat est livré. Apache est remis à l’eau, le grutier est bien présent, son nouveau mat prend place dans l’étambrais et le gréement est installé par Stéphane de Cornouaille Gréement. De mon côté, je m’occupe des branchements électriques du mat que je connais bien. J’avais déjà effectué le travail avant le départ. 2 jours plus tard, tout est bon et nous finissons par le montage des bastaques. Apache est fin prêt pour prendre la mer.

 

 

mise à l'eau transport mat

  Remise à l'eau à Concarneau après 1.5 mois de terre plein et transport du mat

 

Grue

 

mat matage étembrai

 

Installation du nouveau mat

 

 

 

  Cablage du mat      fixation cadène

 Cablage électrique du mat et montage des haubans

 

 

 

            Christian m’accompagne pour convoyer Apache vers son port de départ, l’anse de Kerners et boucler ainsi son tour de l’atlantique. Malheureusement, le vent est totalement absent et de face, nous allons jusqu’à Lorient au moteur. Le lendemain, Eole revient enfin pour s’établir entre 15 et 20 nœuds. Nous tirons un près serré à 35° du vent jusqu’à l’anse des Béniguet à Houat et virons de bord pour rentrer droit dans le golfe. Je retrouve enfin le plaisir de la barre et la sensibilité du Pogo, un vrai régal. Tout se passe bien et Apache retrouve son mouillage à l’anse de Kerners.

 

 

Il reste encore quelques petits travaux à terminer mais l’essentiel et fait.

 

L’aventure Apache prend fin en même temps que nous reprenons une vie professionnelle. Karen commence en novembre l’internat de Dermatologie à Brest pour terminer sa dernière année. Gwénaël a trouvé très rapidement un poste de Responsable Maintenance chez Kéolis à Laval. Terminé la voile, je dois désormais gérer l’entretien des bus de l’agglomération de Laval, un beau challenge et un nouveau secteur d’activité à découvrir !

  

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 20:40

 Après une semaine passée à Galway, Apache retrouve un peu d’allure avec son nouveau mât de 7,5 m, se dressant vers le ciel. Quant a son skipper, il retrouve le moral grâce à la solidarité et l’entre aide Irlandaise. C’est avec regret que je laisse mes nouveaux amis pour prendre la route du sud. Je compte naviguer jusqu’à Courtmacsherry où l'on me prête un mouillage pour laisser Apache le temps que le nouveau mât arrive. Au programme, des navigations de 20 à 40 milles en longeant la côte.

 

Apache en Irlande

 

Une bonne fenêtre météo se présente, avec des vents de nord est, synonyme de vent arrière pour joindre la pointe ouest. Cette côte Irlandaise est grandiose : de hautes falaises tombent dans la mer et les montagnes de la péninsule de Dingle dominent l’horizon. Pendant les navigations, je rencontre très peu de voiliers mais découvre une faune exceptionnelle : pingouins, macareux, phoques, baleines, dauphins, fous de bassan, puffins… Mon pilote étant en panne, je profite de mes longues heures de barre pour observer cette richesse.

 

 Apache greement fortune 5

Apache avec son petit gréement de fortune voiles en ciseaux

 

Arrivé dans la baie de Smerwick, un coup de vent est annoncé. Je mouille au fond dans 6 m d’eau en mettant toute ma chaîne. Un autre voilier arrive pendant le coup de vent et mouille son ancre à mes côtés. Dehors, c’est la tempête avec une pluie battante, il n’est pas question de descendre à terre. Je reste dans le bateau pour surveiller qu’il ne dérape pas et en profite pour faire une petite sieste. Au réveil, le bateau voisin est à la côte. Son ancre a chassé, un bout s’est pris dans son hélice et je le vois se balancer sur les rochers. Vite, je prends mon annexe pour le retrouver. Après quelques discussions, je retourne chercher mon second mouillage, y empennelle son ancre et nous y joignons 50 m d’aussière. Je largue ce mouillage avec mon annexe le plus loin possible de lui. De retour à son bateau, nous bordons l’aussière avec l’aide de son winch, les ancres tiennent bon et le bateau se dégage des roches ! Ouf !!! Mon nouvel ami Irlandais respire un peu. Entre temps des pêcheurs nous voient et vont chercher leur bateau pour remorquer le voilier jusqu’à leur corps mort. Suite à cette nouvelle aventure et avec cette météo (grand frais de force 7 à 8), je mouille mon second mouillage à la Bahamienne. La nuit ventée se passe sans incident, bien au chaud dans Apache en attendant l’accalmie.

 

Deux jours plus tard, le beau temps revient et je me mets en route pour Valentia Island. Au passage des Iles Blasket, je m’arrête quelques heures sur la principale : Great Blasket. Cette île tout en longueur et haute de 270 m est impressionnante : ses hautes falaises tombent dans la mer. Du haut de l’île, la vue sur la presqu’île de Dingle est magnifique. Je lève l’ancre dans l’après midi pour traverser la baie de Dingle et gagner l’abri offert par l’île de Valentia Island, à côté du village de Portmagee. Un 2nd coup de vent doit passer demain et je suis coincé ici pendant 3 jours. Je profite de cette période de mauvais temps pour visiter cette contrée balayée par les vents et dominée par des montagnes avoisinant les 1000m.

 

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L’étape suivante est importante : 40 milles par vent arrière de force 5 à 6. Mon gréement démontre sa robustesse et son efficacité. Je file 5 bons nœuds vers Crookhaven. La mer est forte mais tout se passe bien car elle me pousse. Au passage de la pointe sud ouest de Mizen Head, en face du Fastnet, un bateau des gardes côtes m’aborde. Ils mettent à l’eau leur  zodiac et 2 douaniers montent à mon bord. Ils m’expliquent que j’ai été signalé comme étant en détresse ! Je ne comprends pas, si ce n’est le fait que mon petit gréement puisse paraître étrange et peut être aussi qu’en l'absence de pilote, ma route est quelque peu zigzagante lorsque je quitte la barre pour manger, faire le point, récupérer du matériel … Ils m’interrogent et fouillent mon bateau. Ils ne veulent pas me laisser seul rejoindre un abri et m’accompagnent pendant près de 2 h jusqu’à Crookhaven. Une fois mouillé, je dois me rendre à leur bord où l’officier m’interroge de nouveau, ils font des photocopies de mes papiers. Alors qu'ils s'apprêtent à partir, ils m'apprennent l'arrivée de mes parents à Kinsale qu’ils ont également contrôlé contrôlé ce midi. J'avoue être très surpris ! Ils me montrent alors la feuille du registre des contrôles et en effet, leur nom y figure bien : incroyable !. J’étais loin de m’imaginer qu’ils avaient déjà fait la traversée pour me retrouver. Les gardes côtes Irlandais me prêtent leur téléphone afin que je les appelle : ils sont bien à Kinsale avec Karen !!! Je n’en reviens pas mais c’est décidé, je pars demain à leur rencontre.

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Petite pause sur l'île de sherkin Island avant Courtmacsherry (en face)

 

A la suite d’une nouvelle journée à la barre d’Apache, j’entre dans la rivière de Courtmacsherry où l’on m’a prêté un mouillage. Je retrouve mes parents une heure plus tard sur leur Océanis 361, quelle joie après toutes ces galères !!!

 

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Lever du soleil à Courmacsherry

  

Nous en profitons ensuite pour visiter la côte sud sur leur voilier et réalisons de belles pêches de lieu. Les eaux sont incroyablement poissonneuses.Journalirlande 3 027

  

  

Karen et Gwen dans Atria

 Peche lieu 

P8130052

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pêche aux lieux

  

  

  

  

  

  

  

P8120031Les phoques sont bien visibles sur ces côtes de l'Irlande

 

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Rivière de Castlenhaven

 

Après une semaine de balade, nous retrouvons Apache. Je sympathise avec les Irlandais, en particulier Marc Gannon, s’occupant des mouillages de l’Angling Sea Center Courmacsherry, petite société faisant faire des balades et pêches en mer. Nous restons 2 jours ici en attendant un bon créneau météo pour le retour. Celui-ci est bien au rendez vous et nous nous décidons à prendre  la mer avec les 2 bateaux. Karen et moi sur Apache, mes parents sur Atria.

 

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Préparation d'Atria (voilier de nos parents) à Courmacsherry avant le départ pour la France

 

Nous quittons Courmacsherry au lever du jour en faisant cap sur les îles Scilly. La traversée se passe sans soucis et nous arrivons aux Scilly juste à temps, avant que les vents tournent en notre défaveur. Nous mouillons à St Mary's et repartons le lendemain avec des vents de Nord, nous assurant une allure portante. Nous faisons plus d’une douzaine d’heures de voile sans moteur, c’est vraiment agréable. Vers 2 h du matin, nous traversons le rail des cargos pour arriver à Camaret vers 15h. Quel soulagement d’en finir avec cette traversée sans pilote, où avec Karen, nous nous sommes relayés à la barre sans discontinuer durant deux jours et deux nuits.

 

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 Apache avec son gréement de fortune dans la Manche

 

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Atria sous voiles à nos côtés, c'est rassurant

 

Les jours suivant, nous poursuivons la route par petites étapes aux côtés d’Atria jusqu’à Concarneau où Apache est mis à sec pour faire tous les travaux. Une bonne remise en état s’impose après cette année de navigation.

 

Brave Apache, il mérite bien cela avant de repartir vers de nouveaux horizons.

 

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Finalement cette étape irlandaise s’est soldée avec bien sûr quelques frayeurs, mais aussi et surtout avec le souvenir de moments inoubliables sur l’accueil, la solidarité et la très grande hospitalité de ce peuple chaleureux. Et je vais conclure cet épisode irlandais en empruntant le dicton classique à propos de la météo   « Cela aurait pu être pire » !

 

 

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 19:45

Apache rentre vers l'Irlande au moteur avec un 1er petit gréement de fortune. Vidéo réalisée la journée suivant le retournement.

 

Nouveau Gréement pour rentrer sur Cork, en remerciant le Club nautique de Galway qui m'a donné un mat de Dart 16

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 19:43

            Suite au chavirage et à la rupture du mat, j’ai pu regagner non sans mal l’abri de Rossaveel pour y faire du carburant et me reposer une nuit. Le lendemain, après 5 h de navigation au moteur dans la baie de Galway, je contourne le fort et arrive devant le port, avec Apache en piteux état. Malheureusement, l’écluse vient juste de fermer. Je mouille devant et vais jusqu’au quai en annexe. Je vais voir le port pour me signaler puis passe l’après midi à discuter avec des Irlandais du port, dans l'espoir de trouver un nouveau mat. Je rencontre alors Dan MILL, un Néo-zélandais extrêmement sympathique travaillant dans l’entretien des bateaux. Il contacte des amis du club nautique de Galway, situé près d’Oranmore à 4 milles de l’autre coté de la baie. Une personne nommée Rory CARBERY me dit de passer le voir le soir même avec mon voilier, il aurait un mat pour moi! 

 

            Entre-temps, j’en profite pour faire le tour : schipchandeler, voilerie, club nautique de Galway, magasin d’électronique pour acheter un antenne GPS pour mon ordinateur. Je vais aussi à l’hotel du port me connecter sur leur Wifi pour envoyer des nouvelles par internet et contacter l’assureur. L’expert doit m’attendre le lendemain à la marina. C’est rapide.

 

            Le soir, je traverse la baie pour le Yacht Club. Rory m’attend avec son annexe et m’aide à prendre un mouillage. Je fais le tour avec lui et repère le mat d’un Dart 16 faisant 7,5 m de long : c’est celui que me va le mieux. Malheureusement, ce mat sert de barrière pour fermer la 2nd entrée du club, Rory doit se renseigner et je dois le rappeler. Les autres mats sont trop petit ou trop grand. Au club, je fais la connaissance d’une famille préparant son First 32S5 pour une régate. Ils m’invitent chez eux pour prendre un bon repas et passer la nuit. J’accepte volontiers d’autant que mes affaires ne sont pas parfaitement sèches. Je passe ainsi une bonne soirée en leur compagnie.

 

            Le lendemain matin, je retraverse la baie pour me présenter à l’ouverture de l’écluse. J’attends une quinzaine de minutes le temps qu’un cargo rentre dans le port : l’entrée n'est pas très large mais il passe de justesse. Arrivé au ponton, l’expert de ma compagnie d’assurance est présent. Il m’accueille chaleureusement. Nous faisons ensemble le tour de l’avarie. Il prend des notes et des photos. N’ayant touché à rien, il a facilement compris ma mésaventure. Une fois sa visite passée, je passe le reste de la journée à sortir toutes mes affaires sur le ponton pour les rincer à l’eau douce et les faire sécher. Ensuite, je lave l’intérieur du bateau à l’eau douce. Heureusement, le soleil est  présent! Le soir, je suis épuisé, j'ai mal au dos : il y a beaucoup de matériel dans ce petit bateau. Pour diner, mes voisins Irlandais ayant un Galeon 385 (vedette à moteur de 11,5 m) m’invitent et m’offrent un excellent vin. Leur sympathie me remonte le moral et je commence enfin a faire surface.

 

            Le lendemain, un autre navigateur Irlandais m’aide à démonter les restes de mon gréement. Je fais ainsi l’inventaire. J’ai récupéré des morceaux de drisses et d'écoutes qui pourront me servir pour faire un nouveau gréement. Nous rangeons tout et attachons solidement la bôme et le hale bas aux chandeliers n’ayant pas souffert. A midi, mes voisins m’invitent de nouveau à manger : saucisses et lard grillés au barbecue avec des haricots secs en sauce tomate, typiquement British. La boisson, c’est du thé avec un nuage de lait ! L’après midi est consacré à la vidange, elle me pose quelques soucis car ma pompe d’aspiration d’huile en profite pour rendre l’âme. Je répands de l’huile dans les fonds du bateau et cela m’agace : comme si je n’en avais pas assez à nettoyer comme cela ! Heureusement, le shipshandler est ouvert le samedi et tout se passe bien avec la pompe neuve. Je finis par le plein de gasoil puis vais en ville le soir boire ma première Guiness! Le centre de Galway est fabuleux, tous les pubs sont pleins et partout dans les rues les gens font de la musique. Cette ville est vraiment belle et les quartiers historiques sont tous restaurés : c’est magnifique et je ne peux que vous conseiller de la visiter.

 

            Le dimanche, j’ai décidé de ne pas toucher au bateau et la journée sera consacré au vélo ! En route vers le Connemara, la journée est belle et les paysages envoûtants. Il n’y a pratiquement pas d’arbre, les lacs sont  nombreux et la roche granitique sort du sol. Les montagnes sont dépourvues de végétation et leurs cimes sont prises dans les nuages. Je suis charmé par ces paysages d’autant qu’ils ne ressemblent à rien de ceux découverts sous les tropiques. Et puis, c’est la température idéale pour faire du vélo : 18°C et le vent est absent aujourd’hui. Me voici donc parti : Uachtar Ard, Maam Cross, Tuar Mhic Eadaigh puis West Port ou je m’arrête prendre mon repas du midi. Ensuite, cap vers le sud ouest : Leeane, Cashel, Rossaveel et An Spidéal pour finir. J’étais tellement heureux de me changer les idées que je n’ai pas vu le temps passé. Je ne me suis pas rendu compte que le soleil descendait et que ma boucle était trop grande. Je me suis fais surprendre par la nuit à 10km de l’arrivée.

 

            La journée du lundi est tranquille, grasse matinée, internet et marche à pied dans le centre ville. Le soir, je retrouve un Français travaillant depuis 1 an et demi à Galway. Il me présente ses amis et nous finissons la soirée dans les pubs. Le contact avec les Irlandais est très facile et les rencontres nombreuses. J’y serai bien resté plus longtemps mais il faut bien partir un jour. Le mardi midi, je sors du port de Galway pour aller chercher mon mat de l’autre coté de la baie. Au Yacht club, je fais la rencontre avec un autre navigateur : Nils. Nils prépare son bateau pour partir 2 semaines en vacances avec 2 amis. Il me donne un coup de main pour mettre le mat en place l’après midi. Tout se passe bien et Apache retrouve un peu d’allure avec ce mat peint avec des bandes jaunes (car c’était la barrière d'entrée du club!). Le soir, il m’invite sur son bateau pour un dîner bien arrosé (les Irlandais ont peut être un climat froid, mais ils savent comment se réchauffer !) Le couple d’amis qu’il a invité possède un bateau, se trouvant hiverné à terre et leur mouillage est non utilisé près de Cork. Il me propose de le mettre à ma disposition si je dois attendre un mat. C’est vraiment une chance car je pourrai laisser Apache dans un lieu sûr sans payer des fortunes de marina. En plus, Norman est l’éditeur d’un guide d’instruction nautique de l’Irlande, il connaît bien la cote et en profite pour me guider. Il m’offre même un de ces guides ! J’avoue que les Irlandais, en particulier les navigateurs sont extrêmement aimables et généreux.

 

Le mercredi, je fais un petit tour à vélo du coté sud de la baie mais rentre tôt cette fois car on m’a proposé d’être équipier sur un monotype de 7,2 m en soirée. Le Yacht Club organise une petite régate et il manque une personne sur un bateau. Les 2 heures de régate sont intenses et se passent à merveille. Je suis impressionné par les connaissances du skipper Tom pour les manœuvres et les réglages des voiles. Comme nous avons tous les mêmes bateaux, la régate est très serrée. Nous devons d’abord tirer des bords jusqu’à une bouée. Dès la bouée passée, le spinnaker est envoyé et le bateau part à une vitesse impressionnante. Nous tournons autour d’une autre bouée pour tirer de nouveaux des bords avant de rentrer de nouveau sous spinnakers. Nous franchissons les premiers de notre catégorie  la ligne d’arrivée, quelle joie ! Le soir, un dîner est organisé et j’en profite pour faire quelques connaissances.

 

            Ce séjour à Galway m’a enchanté. Je pars avec un petit pincement au coeur le jeudi pour rejoindre Cork ou mon nouveau mat devrait arrivé en septembre (tout dépend du fournisseur car le chantier n’en a pas en stock). Il faut que j’avance d’autant que 2 belles journées de vent de nord est sont annoncées. L’objectif est maintenant de naviguer par petites étapes de jour, en longeant les côtes jusqu’à Cork. Là bas, mes parents doivent me retrouver avec leur bateau si la météo est favorable.

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 17:51

 

Samedi 9 juillet : Apache part de Sao Miguel aux Açores pour l’Irlande. Les 6 premiers jours se passent très bien grâce à une bonne météo. Apache quitte Ponta Delgada sur un bord de près serré vers le nord – nord ouest pour quitter un régime de vent de Nord Est donné par un fort alizé portugais et un anticyclone centré à l’ouest de Sao Miguel.

 

Lundi 11 Juillet : Apache traverse le centre de l’anticyclone, le vent tombe à 0 nœud et tourne de 180°, passant ainsi du près serré au vent arrière. J’envoie le spi pour me dégager de l’anticyclone et avance à 3 nœuds avec 2,8 nœuds de vent apparent. Il fait beau et chaud, la journée est parfaite. J’affale le spi pour la nuit par précaution.

 

Mardi au Vendredi 15 Juillet : Plus Apache s’éloigne de l’anticyclone et plus le vent forçit. Apache navigue toute la journée du mardi sous gennaker, le temps est gris mais un petit vent de 5 à 10 de travers me permet d’avancer à 5 – 6 sous gennaker. La journée est vraiment agréable et j’affale le gennaker pour la nuit. Le vent monte à une vingtaine de nœuds en milieu de semaine, me permettant de faire une belle journée à 175 milles sur 24h avec 1 ris dans la grand voile et le solent entier. Jeudi, je prend  un 2ème ris et j’envoie la trinquette le vendredi.

 

Samedi 16 Juillet : Une semaine après  son départ, Apache est à 450 milles au large de Brest. Une dépression est annoncée pour les 36 prochaines heures. Les vents annoncés seront fort (30 à 35 nœuds) mais maniable, d’autant que je suis dans une allure de largue. Je choisi de continuer ma route sous trinquette seule car la dépression est trop grosse pour être évitée. Ce samedi, les vents sont alors de force 7 avec des rafales à 8, la mer est très forte mais Apache passe bien les vagues, navigant à 70° du vent, faisant un cap de 50° sous trinquette seule.  La mer devient dure, une vague plus forte que les autres à 6 h du matin roule bateau.  Suite à cette brusque secousse, tout le matériel présent sur le côté bâbord (au vent) est projeté dans le bateau. Le temps de remettre un peu d’ordre à l’intérieur, je m’aperçois que le pilote est tombé en panne. Je sors dehors pour amarrer la barre de façon à ramener très légèrement le bateau vers le lit du vent. L’opération est une réussi remarquablement et Apache passe ainsi cette première dépression.

 

Dimanche 17 Juillet : La mer se calme un peu et le vent faiblit. Il souffle de Nord Ouest force 5 à 6, mais les conditions restent dures. J’en profite pour regarder le pilote de plus prêt et je m’aperçois alors que le capteur d’orientation de barre qui est décalibré. Je procède donc au recalibrage : barre bâbord, tribord puis au centre et le pilote repart ! Je renvoie ensuite ma grand voile au 2nd ris.

La vie a bord d’Apache est extrêmement difficile, due en partie aux mouvements brusques et imprévisibles du bateau. De plus froid et humidité s’installent à bord : lors de mes sorties les embruns et les vagues qui inondent le pont s’infiltrent par l’ouverture du capot et  mes vêtements sont trempés.

 

 

Lundi 18 Juillet : A 150 milles de l’Irlande, un nouvel avis de grand frais est annoncé pour l’après midi. A 9h, je replie de nouveau la grand voile, m’attachant serré avec le harnais de sécurité. Le vent monte pour s’établir à 30 nœuds de nord ouest avec des pointes à 35. La mer forcit de nouveau. A 17h UTC, je fais mon point, je suis à 90 milles au large de l’Irlande et pense arriver le lendemain dans la journée. A 19h, je suis tranquillement à l’intérieur, assis à la table à carte à écrire le journal de bord et faire un petit montage vidéo de la navigation sur l’ordinateur. D’un seul coup le côté bâbord se soulève, le bateau se retrouve sur le toit, puis se redresse aussitôt. Le tour complet n’a pas duré plus de 3 seconds et je ne réalise pas ce qui c’est passé immédiatement. Quelques instants après, je comprends que j’ai chaviré, ne voyant plus mon mat du hublot. A l’intérieur, c’est un capharnaüm indescriptible : tout a volé, je suis toujours assis à tribord sans qu’aucun objet ne m’ait percuté, je suis indemne et c’est ce qui importe le plus ! Par contre, le capot n’étant pas fermé hermétiquement, l’eau de mer est entrée en abondance dans le retournement : au moins une centaines de litres. C’est le cahot le plus total ; les vivres ont quitté les équipets : 3 bouteilles de rhums, 2 de vins, 2 de lait se sont brisées et une grande partie de la nourriture et du matériel flotte dans les fonds remplis d’eau de mer.

 

Je regarde à l’extérieur par le capot de sortie, même spectacle de désolation : plus de mât ! Il s’est brisé en 2 morceaux pendant le retournement. Je suis sous le choc et ne sais  pas par quoi commencer. J’enlève d’abord un peu d’eau à l’entrée puis vais cherché l’Iridium. Ses batteries sont en mauvais état et je sais qu’elles ne tiendront pas plus de 10 minutes de communication. Je regarde le tableau électrique et constate qu’il y a encore du courant, les batteries ne sont pas noyées et aucun fil n’est coupé (hormis ceux du mât). J’avoue avoir eu quelques instants de découragement et ai besoin d’un peu de réconfort. J’appelle mes parents qui préviennent les secours, sans déclencher de recherche car je réalise malgré tout que je ne suis pas en perdition : il me reste de la nourriture, de l’eau et il n’y a pas de voie d’eau. Brave Apache !

 

La houle étant forte et mat étant toujours maintenu par les haubans, le risque qu’il endommage la coque et le bateau est important. La mort dans l’âme, je décide donc de m’en séparer en essayant de récupérer tout ce que je peux : drisses, bôme, poulies puis coupe les haubans et largue l’axe tendant l’enrouleur. Tout disparaît en quelques secondes au fond de l’océan. Avant la tombée de la nuit, je fais un peu de rangement à l’intérieur et éponge l’eau de mer qui stagne dans les fonds. Epuisé de fatigue je vais me coucher. La galère continue, mes vêtements sont humides et je m’allonge dans un duvet imbibé de rhum (une bouteille s’est brisée dans la couchette). J’ai froid et n’arrive pas à trouver le sommeil, encore sous le choc.

 

A 6h, dès que le jour se lève, j’essaie de me réconforter en mangeant quelques biscuits épargnés par l’eau de mer et une orange. Puis à nouveau c’est l’inventaire de ce qui me reste pour parcourir les 80 milles restant. Je démarre le moteur, il tourne normalement. Mon pilote ne marche plus à cause du mât tombé : il marque « accbus », j’essaie 2 – 3 manipulations sans succès. Je dois donc barrer pendant car il est impossible de naviguer barre amarrée avec le moteur et je dois toujours rester en veille. Je parviens cependant à bricoler un petit gréement de fortune au cas où je n’aurai pas assez de gasoil : mon tangon est planté dans le mât et j’arrive à le maintenir à l’aide des 3 drisses récupérées : 2 prises dans les barbers de spi et une sur l’amure du gennaker. Je mets ensuite la trinquette à l’avant ; le résultat est honorable car sans le moteur, j’avance à 2,2 nœuds à 100° du vent. Dans l’après midi, le vent tombe et la mer se calme enfin. Après avoir relu le manuel du pilote, je comprend que mes 2 afficheurs sont réinitialisés. Il me suffit juste d’appuyer sur quelques boutons pour définir le « maître » et « l’esclave » et... le pilote repart ! Brave équipier, je suis soulagé.

 

Dans mon capharnaüm intérieur, j’ai la chance de retrouver un briquet qui me permettra de manger chaud ce soir. Après le pire, tout va mieux. J’envoie un message pour rassurer mes parents. Je dois également, toutes les 3h, appeler le Cross de Gris Nez pour leur donner ma position. Ils assurent ainsi mon suivi au cas où un nouveau problème surviendrait. Je lutte toute la nuit contre le sommeil et arrive enfin au lever du jour dans la baie de Rossaveel. Il ne me restait pas plus de 5 litres de gasoil dans le réservoir, c’était vraiment très juste.

 

Je fais le bilan de la situation et constate l’ampleur des dégâts : outre le gréement, l’électronique a beaucoup souffert et une bonne partie est à remplacer. Je me pose aussi beaucoup de questions sur ce retournement et n’arrive pas à  me l’expliquer. La mer n’était pas si mauvaise que cela et j’étais peu toilé. Il a suffit d’une vague pour tout gâcher ! Cette  arrivée sur l’Irlande aura pour moi un goût très amer. Cette fois la lutte se termine, je vais me coucher et m’endors profondément. Le bateau est dans un lieu sûr, je suis sain et sauf mais toujours sous le choc et l’émotion de cette mésaventure.

 

Après ce repos bien mérité et le plein de gasoil fait, je repars jusqu’à GALWAY, 4ème ville d’Ireland et capitale du Connemara. La marina est très sûr et je bénéficie des bonnes infrastructures pour faire l’inventaire de ce chavirage. M’attend maintenant un gros travail de rangement, nettoyage et séchage du matériel, contact avec l’assureur et choix sur les décisions à prendre… Sachez que le moral est bon et qu’Apache naviguera dès qu’il aura retrouvé son gréement !

 

PS : mon appareil photo, ordinateur et disque dur ont été noyé dans l'eau de mer, désolé pour le manque d'illustration !

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:35

Après une escale à Terceira et Sao Miguel aux Açores (appareil photo en grève donc pas d'image), Apache se dirige vers l'Europe. Sa position à mi parcours jeudi 14 juillet à 17h : 46N25 et 21W30.

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