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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 23:46

Nous sommes arrivés à Cuba et nous nous excusons pour le peu de nouvelles, nous n'avons pas accès à internet facilement, ce qui explique cet article sans photo. Revenons quelques semaines en arrière, la sortie du Rio Dulce au Guatemala puis notre traversée du Belize.

Après 3 semaines de visite du Guatemala, nous quittons la paisible marina de Gilbert Dupré pour entamer la seconde moitié de notre tour de l’Atlantique Caraïbe : le retour. La descente du Rio Dulce se fit au moteur par un vent très faible de face. Nous admirons une nouvelle fois la faune exceptionnelle de cette rivière, ses milliers de pélicans, aigrettes, frégates … Les hautes falaises dotées d’une végétation luxuriante à la sortie du rio, les petites maisons d’indiens au bord de la rivière …  Ce lieu est vraiment magnifique.

 

Nous arrivons vers 12h à Livingstone après 5h de navigation sur le fleuve. Nous mouillons face à la ville et débarquons
pour y faire les formalités de sortie. Celles ci nous couteront 125 Q pour le port, 2 x 80Q pour tamponner nos passeports à l’immigration et 5 Q pour la Douane, soit environ 29€. Nous profitons de cette dernière après midi au Guatemala pour y dépenser nos derniers quetzales. Nous nous offrons  un délicieux banana split recouvert de chantilly chez le glacier (pour seulement 18Q = à peine 1,8€) en nous disant que ce sera le dernier avant une longue et certainement difficile traversée vers Cuba ! Nous profitons de cette ville calme et paradisiaque (Livingstone n’est accessible que par la mer et il n’y a pratiquement pas de voiture) pour faire une belle balade sur son front de mer, avant de rentrer au bateau à la tombée de la nuit.

Comme à notre arrivée, un vent d’une vingtaine de nœuds venant du large lève un bon clapot et rend le mouillage inconfortable. Apache tangue même dans les vagues, le rio c’est bien fini ! En millieu de nuit, tout redevient calme, plus de vent, plus de mer, nous pouvons enfin dormir tranquille. Ce phénomène propre à Livingstone est vraiment étrange.

5h30, il faut se lever car la marée est haute dans une demi heure. Après un rapide petit-déjeuner, je mets en place 90kg d’eau au bout de notre tangon, supportés par la drisse de spi et soutenus par 2 aussières (une avant, une arrière) pour le maintenir fixe. Mais pourquoi cet arnachement nous faisant vaguement ressembler aux pêcheurs de crevettes ? Apache gite maintenant de 10° grâce à ce poids placé à 5 m de son centre. La quille ainsi inclinée, nous gagnons 10 cm de tirant d’eau, juste ce qu’il faut pour sortir de la passe peu profonde (nous économisons ainsi  30 dollars, pour l'aide d'une lancha). 

Nous partons donc en confiance sur nos traces de l’aller pour franchir cette longue barre de sable s’étendant sur un bon mille. Les conditions sont parfaites : mer plate, absence de vent et la marée haute. Le sondeur descend à 2,2 puis 2 m pendant un bon moment puis passe à 1,8 et 1,7m à l’approche de la bouée d’atterrissage, avant de remonter franchement ! Ouf, nous sommes sortis sans toucher, heureusement que le tangon avec les bidons d’eau était là !


Enfin, Apache a retrouvé la mer et nous commençons à remonter vers le Belize en tirant des bords dans la baie du Honduras : les vents sont nord est et c’est à peu près dans cette direction que nous allons. Nous nous faisons arroser dès les premiers bords, humm, l’eau salée, on avait oublié ! Au bout de 7 h, nous arrivons sur une des premières cayes située à  vingt cinq milles du Rio : West Snake Cay, nous posons l’ancre dans 3 m d’eau et enfilons de suite nos palmes, masques et tubas pour explorer les lieux. belize 037

belize 042L’eau n’est pas très claire mais nous observons quand même de beaux coraux. Nous allons ensuite sur l’île, il n’y a personne. Nous explorons un peu ses abords et trouvons de nombreux cocotiers : quel bonheur ! Je cueille quelques cocos jeunes pour boire le jus et nous en ramassons d’autres sèches. De retour au bateau avec toutes nos cocos à la nage, nous rencontrons 4 grosses conches : c’est parfait, elles feront notre repas du soir ! 

belize 043 Nous quittons ce mouillage en fin d’après midi au regard des grains menaçants pour aller dormir à quelques milles de là, à New Haven, une large baie bordée de mangrove et abritée des vents. On se croirait presque dans une rivière.

belize 045


Pendant nos 10 jours au Belize, nous vivrons au rythme des petites navigations : 10 à 30 milles par jour selon nos envies. Nous partons tôt le matin et nous arrêtons pour manger le midi et explorer les fonds marins. Nous pouvons rarement débarquer sur les îlots car soit ils sont privés, soit ils sont bordés de mangrove et de végétations impénétrables. Par ailleurs, nous rencontrerons très peu de bateau. Toutefois, notre pogo intrigue beaucoup les navigateurs, qui habitent plutôt sur des grands voiliers confortables de croisière. C’est souvent le début de conversations : vous avez un bateau de course ? Nous partagerons un repas avec 2 couples d’Américains très sympathiques.

belize suite 005

 


Point de vue pêche, le Belize nous a régalé. Nos explorations en plongée se concluaient à chaque fois par des langoustes ou des conches pour le repas suivant. Nos navigations nous apportaient le poisson pris sur nos lignes de traine, en particulier des maquereaux royaux de 1 à 2 kg. Et puis, nous trouvions aussi des noix de coco le long des plages désertes. Le Belize est un pays sauvage et où la nature domine. Nous avons eu l’impression pendant 10 jours d’être coupé du monde.

belize suite 032


Nos plus belles explorations en plongée se sont faites sur les 2 atolls : Lighthouse et Turneffe, sur Goff’s Cay (à la sortie de Eastern Channel) et à Raguana Cay. Dans ces lieux, les coraux sont d’une richesse incroyable, avec une faune sous marine des plus variée. Dans les atolls, l’eau a l’avantage d’être d’une transparence exceptionnelle et notre visibilité était certainement d’une bonne vingtaines de mètres.

belize 061

Petit aperçu de notre navigation dans la barrière de corail du Belize :


Les 3 premiers jours n’ont pas été simples : nous avons d’abord tiré des bords contre des vents de Nord-Est à Est. Nous avons rencontré des grains faisant monter les vents à plus de 30 nœuds, accompagnés de pluies violentes. A l’approche des grains, les vents tournaient de 30 à 40° vers le sud pendant une quinzaine de minutes et l’horizon se couvraient sur 180° au nord. Tout cela est un peu stressant quand on sait que nos cartes sont moyennement fiables et que la profondeur d’eau est faible. Pour les approches de mouillages ainsi que certaines passes, il est indispensable
d’avoir un bon soleil dans le dos pour voir les « patates » de corail proche de la surface. Par contre, la mer est calme quel que soit le vent, la barrière de corail coupe la houle sur tout le Belize. En remontant vers le nord, la météo s’est arrangée : nous avons trouvé des vents réguliers et modérés (10 à 20 nœuds) s’orientant est à sud est (plus de bord à tirer !) et un bon soleil nous accompagnait toute la journée.

belize suite 040


Prochainement sur le blog: Traversée Belize-Cuba

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Published by voilier apache
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commentaires

Bourry 09/04/2011 20:46


Slt les deux marin
Je vois que les coco, langoustes et les maquereaux vous en faite une bonne cure.
Un petit peu de vents et de pluies que vous avez eu.
Nous on a un beau soleil et de la chaleur.
Sa fait plaisir d'avoir de vos nouvelles.
Je vais en bretagne la semaine du 25 au 30 avril je vais esayer de pecher des couteaux si j'en trouve bien sur.
@+ Martial


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