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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 13:17

Fred et Camille, les 2 nouveaux skippers d'Apache viennent de partir à leur tour pour un nouveau tour de l'Atlantique. N'hésitez pas à suivre leurs aventures et leur envoyer vos messages de soutien sur leur blog:

http://letourdefredetcam.over-blog.com/

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 10:11

           2 mois de terre plein à Concarneau, Apache a retrouvé sa garde robe et ses voiles, mettant fin a cette belle aventure ! Retournons sur ces 2 mois de travaux tumultueux.

 dematage2.jpg

Amurre-GV-pris-sur-poulie-de-pied-de-mat.jpg

 

 

 

Dématage au large de l'Irlande et retour vers la fin avec un mat de Dart 16 donné par le club nautique de Galway (Irlande)

 

 

 

 

 

 

 

 

D’abord, il y a la question de l’assurance : nous étions heureusement assurés tous risques mais notre contrat contient tellement de clauses. Entre autres, il y a la période de navigation : toute traversée de l’atlantique entre le 1 juillet et le 31 octobre indique que la franchise est de 5% de la valeur du voilier, soit 4500€. C’est ce qui avait été retenu en Irlande lors du passage de l’expert.

 

Cependant, nous sommes rentrés en France sous gréement de fortune et un nouvel expert a été nommé. Il analyse l’ensemble des dégâts, je dois lui transmettre les devis pour remettre Apache à l’identique et lui envoyer les factures des matériels endommagés :

 

-         Mat et gréement

-         Voiles

-         Afficheur de pied de mat NKE

-         Compte tour moteur

 

 

Heureusement, nous avions bien archivé ces éléments. Quelques semaines plus tard, l’expert nous envoie son rapport.

 

Notre assureur ALLIANZ, par l'intermédiaire de notre courtier Alain Leboisne Assurances nous valide les réparations. Le bilan est correct : nous avons 700€ de franchise et un peu plus de 2700€ liés à la vétusté sur un sinistre d’environ 13000€.

 

A présent, il ne reste plus qu’à passer les commandes et enfiler le bleu de travail pour réaliser les travaux !

 

Ponçage, antifouling, électricité pour changement du booster, du capteur d’angle NKE, des enceintes, changement de compteur Volvo, changement du speedomètre NKE, changement des filières, changement des joints spi d’arbre de pompe à eau … La liste est longue mais après un an sans soucis, il fallait bien s’y coller un jour !

 

  

Un mois et demi plus tard, notre nouveau mat est livré. Apache est remis à l’eau, le grutier est bien présent, son nouveau mat prend place dans l’étambrais et le gréement est installé par Stéphane de Cornouaille Gréement. De mon côté, je m’occupe des branchements électriques du mat que je connais bien. J’avais déjà effectué le travail avant le départ. 2 jours plus tard, tout est bon et nous finissons par le montage des bastaques. Apache est fin prêt pour prendre la mer.

 

 

mise à l'eau transport mat

  Remise à l'eau à Concarneau après 1.5 mois de terre plein et transport du mat

 

Grue

 

mat matage étembrai

 

Installation du nouveau mat

 

 

 

  Cablage du mat      fixation cadène

 Cablage électrique du mat et montage des haubans

 

 

 

            Christian m’accompagne pour convoyer Apache vers son port de départ, l’anse de Kerners et boucler ainsi son tour de l’atlantique. Malheureusement, le vent est totalement absent et de face, nous allons jusqu’à Lorient au moteur. Le lendemain, Eole revient enfin pour s’établir entre 15 et 20 nœuds. Nous tirons un près serré à 35° du vent jusqu’à l’anse des Béniguet à Houat et virons de bord pour rentrer droit dans le golfe. Je retrouve enfin le plaisir de la barre et la sensibilité du Pogo, un vrai régal. Tout se passe bien et Apache retrouve son mouillage à l’anse de Kerners.

 

 

Il reste encore quelques petits travaux à terminer mais l’essentiel et fait.

 

L’aventure Apache prend fin en même temps que nous reprenons une vie professionnelle. Karen commence en novembre l’internat de Dermatologie à Brest pour terminer sa dernière année. Gwénaël a trouvé très rapidement un poste de Responsable Maintenance chez Kéolis à Laval. Terminé la voile, je dois désormais gérer l’entretien des bus de l’agglomération de Laval, un beau challenge et un nouveau secteur d’activité à découvrir !

  

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 10:33

Il faut s’y résoudre, nous ne partirons pas dans des conditions météo idéales. Après 10 jours à étudier les fichiers grib, après multiples discussions avec les navigateurs en attente comme nous de bonnes conditions pour traverser, une constatation, toujours la même : le vent s’obstine à être de face pour le départ (nord-est) et très faible ! Il est impossible de prédire une météo pour toute la traversée (15 à 25 jours de mer), sachant que nous disposons de données sur 7 jours avec 3 jours fiables. Mais quitte à s’embarquer pour une longue traversée, autant choisir un début agréable ! Tant pis, nous nous résignons à partir vent dans le nez, sous peine d’être encore aux Bermudes dans 1 mois ! Et puis cela fait 3 bateaux que l’on voit revenir au port avec des problèmes techniques (haubans ou étais qui lâchent, problèmes de pilote, etc) , nous finissons par stresser, entourés de ces bateaux malchanceux. Nous vérifions 2 fois les haubans….et puis, enfin…


Lundi 30 mai, c’est le départ. On fait les pleins, on dit au revoir aux amis, nous nous retrouverons aux Açores ! Comme prévu, 3 jours de petit temps, record de lenteur pour Apache (78 milles le 1er juin), nous tirons des bords, mais nous sommes résolus à ne pas mettre le moteur : nos réserves de gasoil sont insuffisantes (55L au total), et seront utilisées uniquement pour recharger les batteries afin de faire fonctionner le pilote automatique.

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La bonne nouvelle, c’est que ça nous laisse le temps de nous amariner tranquillement, de se familiariser à la houle ample et longue de l’Atlantique. Et de fêter les 30 ans de Gwénaël au calme, avec un gâteau au chocolat (fait à la casserole, je ne vous le conseille pas sauf si vous aimez frotter les plats au moment de faire la vaisselle !), tout de même très bon !

 

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4ème jour, ça décolle enfin, Apache fait même 173 milles en 24h le 3 juin, le vent tourne en notre faveur, petit largue, c’est confortable.

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On s’imagine déjà arriver au grand galop….sauf que Eole en a décidé autrement : on nous annonce une dépression tropicale très violente (vent > 50 nœuds, presque un cyclone !), remontant des Antilles et se dirigeant vers les Açores. Elle nous barre la route. Tout le monde est unanime (nous communiquons par téléphone satellite avec les autres bateaux, qui parfois ont des routeurs professionnels à terre qui les guident), il faut s’arrêter et attendre qu’elle passe…dans 5 à 6 jours ! C’est un coup dur pour le moral. Situation encore inédite, nous nous mettons à la cape en plein océan, c’est à dire que nous nous laissons dériver avec une toute petite voile d’avant qui nous stabilise (un peu !) et partons vers le nord. Finalement, même s’il est un peu rouleur, notre mouillage au milieu de l’eau,  il présente d’autres avantages : nous n’utilisons pas le pilote car nous attachons la barre à contre, ce qui nous laisse de l’énergie pour regarder des films, écouter de la musique. Et puis nous nous reposons un peu puisque nous arrêtons de veiller la nuit : on dort et on fait confiance à nos instruments pour détecter un éventuel cargo. Nous essayons de positiver, en se disant qu’il vaut mieux être là que dans la tempête, en remerciant notre téléphone satellite qui nous a permis de l’éviter. 48 h plus tard, nous repartons, sous trinquette seule pour freiner notre allure (qui reste encore à 5 nœuds avec presque 30 nœuds de vent), puis sous génois seul. Les nouvelles données sont plus rassurantes : la dépression passe plus au sud, et sera moins forte que prévu initialement. Nous remettons toutes voiles dehors le 6 juin.

 

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Apache à vitesse réduite, sous trinquette seule.

 

Contrairement à la transat aller, les vents sont beaucoup plus irréguliers, changent de direction, de force, ce qui rend finalement la navigation plus intéressante. Nous mettons la trinquette au près, puis le spi vent arrière, prenons un ris, puis 2, etc. 1er cargo croisé au bout de 7 jours, il n’y a pas foule par ici ! Très bien, nous allègeons nos quarts : nous mettons la montre à sonner toutes les 30 min, plus pour surveiller le réglage des voiles que pour les cargos, nous nous en remettons à notre AIS et à notre activ-écho. Bonne nouvelle, on a moins chaud, ce qui nous permet de barrer dehors. On a même presque froid, sous la grisaille ou les pluies orageuses ! Le temps aussi est très changeant, entre grand soleil et grisaille bretonne !

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La pêche n’est pas miraculeuse : 1 wahoo d’1m22 en quittant les Bermudes, ce qui sera suffisant pour nous nourrir toute la traversée et 1 thon la veille de l’arrivée.

acore 049Nous apercevons de temps à autre des tortues, des dauphins, des oiseaux marins qui nous accompagnent. Le temps passe tranquillement, lecture, sieste, abdos, cuisine… et le 14 juin : « terre, terre à l’horizon », c’est Flores, notre première étape aux Açores.
Au total, 14 jours et 22 heures de mer, 1889 milles parcourus, on est plutôt contents malgré nos 2 jours à la dérive et 2 jours à vitesse réduite.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 00:48

Départ du Marin (Martinique) le 10 février à 15h, les pleins sont faits, le génois réparé, direction le Guatemala. Une longue navigation nous attend, 1600 milles au total jusqu’au Guatemala (rappelez vous 2100 milles du Cap Vert à la Martinique), quasiment une 2ème transat ! D’ailleurs cette navigation  a un petit gout de transat : 15-20 voire 25 nœuds de vent régulier, au portant voiles en ciseaux, génois tangonné, mer belle avec houle régulière (2 à 3m). C’est encore le pilote qui bosse le plus ! Nous reprenons nos quarts de veille, il faut être vigilant car on croise souvent plusieurs cargos par nuit en mer des Caraïbes. Et puis, les grains sont plus fréquents et plus violents, il faut souvent réduire les voiles lorsque le vent monte... puis tous aux abris !  La pluie diluvienne ne tarde pas à arriver… La belle aubaine,  on en profite parfois pour faire la grande toilette au savon sur le pont !
Nous avons beaucoup réfléchi sur le parcours idéal et plusieurs fois changé d’avis. Nous abandonnons l’idée de redescendre l’arc antillais (Ste Lucie, St Vincent, Grenadines) puis de longer le Venezuela avant de piquer sur le Guatemala pour 2 raisons : d’une part par faute de temps, et d’autre part l’insécurité sur les côtes vénézuéliennes ne fait que s’accroître et les attaques de pirates à main armée sont paraît-il fréquentes. Nous décidons donc de faire une étape sur les îles les plus à l’ouest du Venezuela, en partant de Martinique, cela nous évite de longer les côtes, zones les plus à risque. Bien que cette navigation soit relativement tranquille car portée par les vents et le courant (1 à 2 nœuds), c’est une joie de s’arrêter sur le parcours : enfin prendre un petit déjeuner sans que le bol ou la confiture ne se renverse, bouger dans un peu plus que dans quelques mètres carrés, etc …

 

Mer des Caraibes


1ère étape : Islas De Aves

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Traduction, îles des oiseaux. Ces tous petits îlots entourés de barrières de corail au nord-ouest du Venezuela portent bien leur nom, déjà 24h avant d’arriver nous entendons des caquètements au dessus de nos têtes et puis une nuée d’oiseaux en arrivant sur ces îlots désertiques, des oiseaux par milliers ! Décidément, cette île ne ressemble en rien à ce que l’on a vu jusqu’à présent : pas un bateau au mouillage, en dehors de pêcheurs, pas un habitant sur ce bout de terre minuscule avec pour seul arbre un cocotier en son centre, île au ras de l’eau entourée de sable fin et d’eau turquoise, contrastant avec la mer bleu marine derrière la barrière de corail qui la protège…bref, un petit paradis, notamment pour la plongée. Les pêcheurs nous mettent en garde contre les requins, nombreux dans les parages, ok on ne s’éloignera pas trop ! Suffisamment pour que Gwen ramène 3 langoustes. Nous dégusterons également un gros « cigaros » échangé contre une bouteille de vin aux pêcheurs, histoire de goûter un autre crustacé, l’aspect ressemble à un gros scarabée, avec une queue semblable à celle de la langouste, bien garnie d’une chair délicate, un régal ! Malheureusement, nous devons repartir le soir même…

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Pour plus d’infos concernant ce mouillage, cliquer sur ce lien pour accéder au journal de bord « Islas de Aves »

 


2ème étape : L’île de Curaçao


Arrivée au petit matin, comme prévu afin d’entrer dans la passe très étroite de Spanish Water. Devant nous, la civilisation, des bateaux à moteur, de nombreux voiliers faisant pour la plupart une dernière étape avant le canal de Panama. L’endroit n’en reste pas moins charmant, une baie profonde très bien abritée, entourée d’une végétation sèche (cactus, petits arbustes, épineux) et de mangrove. Nous nous rendons à pied à Willemstad, la ville principale, une bonne marche pour se dégourdir les jambes ! Celle-ci est charmante, un mélange de ville hollandaise et antillaise, des maisons très colorées, un marché bien garni.

Curacao 158Nous rachetons quelques produits frais, nous nous faisons d’ailleurs la remarque, on n’aura jamais autant mangé de bananes et de noix de coco que cette année ! Tant mieux on adore ça, particulièrement lorsqu’on agrémente notre dessert avec du chocolat fondu, humm, de quoi redonner le moral aux troupes en navigation !


3ème étape : Caye Cocoruma et Vivorillo (Honduras)


Nous avons remis les lignes de pêche à l’eau, même s’il nous reste encore un peu de thon salé pêché au Cap-Vert dans les soutes. Rapidement, une énorme daurade coryphène s’en prend à notre petit calamar en plastique : 1m09, la subsistance est assurée pour encore longtemps ! La navigation est agréable, on est grand largue, vent 20 nœuds, Apache file à 6-7 nœuds.

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Lorsqu’on regarde la carte de plus près, un doute s’empare de nous : pour rejoindre notre prochain objectif au Honduras, nous devons passer au dessus d’un banc (banko gorda) de haut fond sur une distance de 120 milles : le fond remonte brutalement d’environ mille mètres à une vingtaine de mètres de profondeur. Nous nous interrogeons : la mer ne va t’elle pas déferler ? Surtout si un grain violent nous surprend ( pour parcourir 120 milles, il nous faut compter environ 20h à 6 nœuds, donc nous sommes obligés d’y naviguer de nuit). Et puis nos cartes ne sont pas toujours très précises, nous avons constaté au Venezuela un écart de 0,3 mille sur notre position réelle, sans compter les nombreux récifs qui nous entourent (amas de coraux nommés cayes). Sur notre carte, comme pour nous dissuader un peu plus, nous visualisons toutes les épaves venues s’échouer dans ces endroits risqués pour les navigateurs ! Cependant, la météo est clémente, la pleine lune nous éclaire, nous décidons de tenter ce passage, et si la mer devient mauvaise, nous pourrons toujours rebrousser chemin. Gwenaël appelle à la VHF un bateau de pêche pour s’assurer qu’il n’y a pas de récif sur banko gorda non indiqué sur nos cartes, ils nous répondent « todo libre », cela nous encourage. Une aubaine, le vent se maintient à 15-20 nœuds et pas un grain !
Au petit jour le 20 février, nous apercevons Cocoruma caye, un îlot d’à peine 200 m de long, entouré de coraux, survolé par de nombreuses frégates. 3 bateaux de pêche sont au mouillage. On vient nous proposer des noix de coco fraîches, et bizarrement pas de poisson. Nous les échangeons contre un paquet de biscuits et des bonbons (il y a un tout jeune pêcheur de 13 ans !).

Cocoruma 

Caye Cocoruma


Première plongée fructueuse : nous pêchons 3 gros crabes, dont les pinces sont bien remplies de chair ferme et succulente.

 

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On ne se lasse pas des fonds sous-marins clairs et nous découvrons toujours de nouveaux types de coraux ou de poissons. Nous allons ensuite faire une ballade à la nage jusqu’à l’îlot, où nous sommes accueillis par Chris et Marco, 2 pêcheurs qui nous présenteront à leur capitaine, Luis, et nous feront faire un tour jusque dans leur « village », 2 paillotes avec des matelas à même le sol. C’est la fin de la saison de pêche pour eux, qui dure 8 mois durant lesquels ils ne rentrent pas chez eux : ils sont ravitaillés tous les mois par un bateau en eau et nourriture, bateau qui les décharge de leur cargaison de langoustes. Ils ont du mal à croire que nous venons d'aussi loin avec notre si petit bateau, Luis nous dit « Tienen mucho valor » ! Nous, nous leur certifions que c’est eux qui ont beaucoup de courage à vivre ainsi isolés, et à travailler durement, sans jour de repos. Les 4 mois où la saison de la pêche est cloturée, Luis par exemple travaille à Roatan (une île du Honduras) comme chauffeur de taxi ! Devant leur intérêt manifeste, nous leur proposons de monter à bord d’Apache,

 

hondu 082puis ils nous invitent à manger sur leur bateau de pêche, où le cuistot du bord nous régalera d’un wahoo frit avec des bananes plantains. Nous leur amenons une bouteille de rhum et du chorizo, en imaginant que la viande n’est pas tous les jours au menu ici ! Nous sommes un peu gênés car eux, ont déjà mangé, mais nous faisons tout de même honneur à leur plat, Karen a d’ailleurs bien du mal à finir son assiette tellement la ration est copieuse ! Nous apprenons qu’ils pêchent le requin, en grande quantité ici, mais ils nous certifient que près du bord, ce sont des petits non dangereux. Par contre, eux, ils craignent plus le barracuda qui, à priori peut mordre jusqu’à arracher une main entière. Dire que pendant la plongée, j’ai dit à Gwen : « Regarde, un  barracuda d’un mètre ! C’est marrant, il nous suit ce gros pépère, depuis ¼ d’heure en nous tournant autour !! »

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hondu 102 Caye Vivorillo

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:53

Nous cheminons tranquillement vers Le Cap Vert, en alternant quelques heures de moteur, le spi, le gennaker, ce qui nous permet d'avaler les milles: 379 miles depuis les Canaries (la distance totale étant de 900 miles, nous avons fait un bon tiers).

 

Notre position mercredi 15 déc à 11h UTC : 22N°16 - 18°W20.

 

Navigation calme: lecture, abdos en musique tous les jours, cuisine sont nos passe-temps. La lecture de vos messages sur iridium nous fait à chaque fois très plaisir. Merci!

 

Nous avons croisé une baleine, une tortue de mer, quelques oiseaux et de nombreux dauphins pour nous divertir.

 

A très vite!

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 12:44

La Gomera (suite)

 

Après la tempête, le paysage est défiguré : les bananiers sont à terre, les cascades et les cours d'eau habituellement à sec abondent d'un eau terreuse, le Teide (plus haut sommet d'Espagne à Tenerife à 3700m) est enneigé.  Les journaux nous apprennent que des grues sont tombées et qu'il y a eu des blessés. Heureusement, Apache est bien à l'abri à la marina de San Sebatian de la Gomera.

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Cascade à La Gomera

 

 

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  Le Teide enneigé

 

 

 Départ de La Gomera le 30 décembre

 

Navigation sympathique entre La Gomera et Tenerife: vue imprenable sur le Teide enneigé pendant que nous cuisinons tranquillement en T shirt, sous un soleil agréable, une bonite pêchée à la traine.

 

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Bien décidés à faire du mouillage forain, nous mouillons à Los Cristianos, ville au sud de l'île, bordée par une grande plage dont l'extrémité est protégée par une jetée nous permettant de débarquer facilement en annexe. Nous sommes rapidement rejoint par un autre bateau, puis plusieurs : les mouillages sont rares au Canaries car la houle tourne autour des îles et lorque le vent se lève, il est impossible de tenir sur son ancre.

Nous visitons sans trop de plaisir cette cité touristique énorme, faite de grands complexes hoteliers et de restaurants par centaines, où l'on nous aborde sans cesse en anglais pour nous proposer consommations et loisirs de toutes sortes.

 

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Le vent annoncé nous oblige à lever l'ancre, direction Santa Cruz de Tenerife. La navigation le long de cette île nous prendra la journée, 50 milles à parcourir et ne sera pas des plus calmes. Le vent prévu à 10-20 noeuds portant est faible au départ, nous en profitons pour mettre le spi. Puis il forcit petit à petit, on affale le spi, 1 ris dans la grand voile, solent tangonné, voile en ciseau. Sauf, qu'aux Canaries, le vent s'engouffre le long des montagnes, faisant monter le manière très brutale l'anémomètre : rafale à 30-35 noeuds, on est trop toilé et le bateau part au lof, pas le temps de rouler le solent qui se met à contre, forçant sur le tangon. Gwen se précipite à l'avant pour libérer celui ci par son attache au mat, malheureusement l'attache avant se libère en même temps, envoyant le tangon à l'eau! Prise du 2è ris, quelques virements de bord pour le retrouver ne suffiront pas à chercher ce tube de 3m de long dans une mer formée! Nous repartons vers le port, déçu et en colère après nous même : comment a-t-il pu se détacher de l'avant? Pourquoi ne pas avoir prévu plus tot cette brise afin de réduire les voiles? Y aurait-il eu moyen de faire une autre manoeuvre pour libérer le tangon? Pas évident d'agir vite et bien dans l'urgence.... Cela nous servira d'expérience et de leçon pour l'avenir! 

Tout n'est pas perdu, nous croisons à plusieurs reprises des cétacées faisant route lentement sans tourner autour du bateau comme le font le dauphins, probablement des baleines, nombreuses aux alentours de Tenerife

 

 

Santa Cruz de Tenerife

 

Arrivée bien négociée dans une marina peu chaleureuse mais néanmoins pratique, au coeur d'une grande ville où l'on trouve de tout : petits restaurants, supermarchés, décathlon, et même dentiste pour Karen! Et bien sûr le wifi pour vous donner de nos nouvelles!

Le ville est très agréable, surtout la nuit où les températures sont plus supportables, on s'y sent bien pour flaner dans les rues.

Non loin (quelques km à vélo), se trouve San Andres, belle plage de sable jaune et petit port de pêche.

 

4 041

 

Cette escale sera l'occasion de faire une belle randonnée à pied dans les montagnes : nous traversons l'île du nord au sud en passant par son point le plus haut.

Départ de la rando à Puerto de la Cruz, 28° au thermomètre, l'ascension débute par des forêts de Laurisilva, puis de pins, jusqu'au parc national du Teide où les paysages changent brusquement, deviennent lunaires, canyons et cratères se succèdent à 2300 m d'altitude.

 

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L'ascension se poursuit, la fatigue se fait sentir mais nous devons à tout prix aller jusqu'au refuge d'Alta vista à 3260m d'altitude pour dormir, cette fois nous n'avons pas emmener la tente. Nous croisons sur le chemin des randonneurs nous prévenant que l'ascension est compliquée sans crampon et que le vent lève un mélange de glace et de neige fouettant le visage. Finalement nous y parvenons tout de même, un peu gelés, mais heureux de trouver le réconfort du refuge, où une salle chauffée et des lits en dortoir nous attendent. L'ambiance est conviviale. D'autres randonneurs espagnols, allemands, roumains voulant gravir le Teide partagent leur repas avec nous.

Tenerife teide 042 Première neige à 2900m

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Heureux d'être au refuge après une ascension de 3200m dans la journée!

 

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Coucher de soleil sur Tenerife, du haut du refuge Alta vista

 

Le lendemain, nous tentons l'ascension finale : le cratère se trouve à 3717m. Au levée du jour, la température est de      -3°, le vent est violent, la neige tombe et nous fouette le visage. Nous suivons les traces des marcheurs équipés de crampons, partis une heure avant nous. Pas évident de rester dans les traces lorsque l'on ne voit pas à 1m! Néanmoins nous les retrouvons à 3600m d'altitude et constatons, comme eux, que la suite est impossible car le vent nous repousse violemment, nous gèle les doigs et le visage. Pourtant il n'y a plus de neige à cette hauteur, car l'activité volcanique réchauffe les pierres.

 

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Difficile descente dans la neige verglacée!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tenerife teide 074                                              La suite de la rando sera plus tranquille : descente à travers les forêts sous un temps pluvieux jusqu'à Granadilla, d'où nous reprenons le bus jusqu'à Santa Cruz, les jambes courbaturées!

Tenerife teide 087Tenerife teide 092 Granadilla

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 18:32

S – Avant notre départ, nous profitons du triathlon de Quiberon pour arroser Apache et faire nos adieux à nos amis. Le week-end débute à 6 h le samedi matin : nous transférons notre ber de
la Trinité à Sarzeau. Ensuite, c’est la préparation de l’apéro de samedi soir. Nous déjeunons à Kerners sur le bateau avec Jéjé, Fab, Jeff et sommes rejoins dans l’après midi par les copines Saboliennes de Karen : Lise, Dorothée, Christine et Fred. Nous sommes 9 sur Apache pendant une paire d'heures et faisons un petit tour devant l’anse de Kerners.

 

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Le soir, nous retrouvons nos amis triathlètes et supporters à Quiberon pour arroser notre départ.

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weekendquiberon7.jpg Avant le grand bain du lendemain

 

Eh oui, c'est quand même l'objectif du week end : le triathlon de Quiberon. Au programme : 1500 m de nage où Jeff à impressionné tout le monde en sortant de l'eau avec 3 à 4 min d'avance ! 40 km de vélo pour finir par 10 km de course à pied ou les frangine frangin ont encore bien assuré.

 

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CAP-Karen.jpgCAP quiberon

 

Le soir, petit resto en bord de mer et nous quittons Quiberon à 21 h 30 : le lundi sera dur !

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 17:46

            A peine après avoir laissé Nat et sa famille à la Trinité, je repars avec François, Nicolas, David et Alexandre, des amis de Saint Maixent avec qui je partage mes entraînements de course à pied ou vélo. Le premier jour, nous partons dans le Golfe du Morbihan pour faire le tour de l’Ile aux Moines : nous remontons le golfe à la voile. Tout se passe bien mais les vents et courants sont très irréguliers et le speedo affiche par moments une vitesse inférieure à 1 nœud alors que le GPS affiche 6 nœuds ! Nous mouillons derrière l’ile aux Moines et débarquons à terre pour faire un petit tour en footing. Le temps est magnifique.  Le soir nous retournons à la Trinité chercher Alex et David.week-end-navigation-avec-les-potes-d-athle-de-St-maixent-0.jpg

 Nous les accueillons par une bonne soirée crêpe. Le lendemain, nous partons pour Houat et nous prenons 5 maquereaux, nous mouillons à la plage des salus.

 

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Après avoir marché jusqu’au village, nous pêchons 25 kg de moules tandis que Gwen prend 6 belles araignées en plongée à la pointe. Le soir, nous partons pour port Kerel à Belle ile car la météo est vraiment bonne : une houle inférieure à 0.5 mètre est annoncée. Derrière Belle Ile, Nicolas se sent

 plutôt vaseux à cause de la mer. Le lendemain, nous faisons une rando de 3 h et montons en haut du phare de Goulphare et rentrons à la trinité.

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 Nous faisons les 25 miles en 4h en marchant entre 6 et 7.5 nœuds grâce à un bon vent 4 à 5 beaufort sur une allure de grand largue se transformant en bon plein. La navigation est idéale et nous arrivons à La Trinité heureux d’avoir passé un bon weekend.

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 17:18

Pour ce dernier week-end de navigation avec des amis avant le grand départ d’Apache pour l’Atlantique, l’équipage se compose de 2 collègues et un ami de St Maixent. Nous arrivons le vendredi soir sur la rade de Kernès et embarquons juste avant la nuit. Le week-end début par un petit punch, offert par un collègue Martiniquais.

 intérieur

Le lendemain, nous attendons la renverse des courants prévu à 10 h pour quitter le Golfe. Le vent est annoncé Sud est 2 à 3 beauforts et c’est sous spi que nous nous rendons à Houat : Apache avant à la vitesse du vent apparent : 3.5 nœuds. Nous mouillons au Béniguet pour faire une petite plongée : nous prenons 3 araignées, 1 tourteau et une vieille avec Tonio et Thierry. Nicolas plutôt vaseux préfère retrouver la terre ferme.

 

L’après midi, les vents tourne et monte à 4 beauforts et c’est au près serré que nous nous dirigeons vers le port du Palais.

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Nous allons dans le bassin à flot de l’arrière Port.

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Nous visitons cette ville magnifique sous un beau soleil couchant et mangeons nos crabes sur le pont avec un apéro digne d’une pendaison de crémaillère !!! La soirée se passe comme à l’accoutumé : nous profitons d’un concert au bar de « 
La Godaille » de style rock, l’ambiance dynamique nous incites à danser un peu. La soirée se termine à « 
La Rhumerie » et « Les Matelos » vers 3 h du matin. Le réveil est vraiment difficile : il faut partir avant la fermeture de l’écluse à 9 h. Gwen et Nico se récupère un bon mal de crane !

 

En sortant du port, pas un souffle d’air … Nous en profitons pour tenter de pêcher de
la Morgat (Seiches), mais sans succès. Tonio prend alors la barre pendant que Gwen et Nicolas font une petite sieste.

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 Nous mangeons sur la cote nord de Houat et repartons bon plein pour Kernès avec 15 – 20 nœuds de vents. Apache fil sur l’eau à 7 nœuds pour conclure ce beau week-end.

Published by voilierapache.over-blog.com - dans Récit navigation
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